Communiqué de presse de Mulhouse Cause Commune

Vendredi 22 mai 2020

Décidément rien ne semble vouloir arrêter les responsables politiques mulhousiens aux affaires. La communication sur le sujet des aménagements cyclables provisoires se révèle désastreuse : des promesses de réalisation, puis la concession discrète d’un sacré retard à l’allumage, enfin de nouvelles promesses de réalisation… mais cette fois-ci totalement décomplexées.

On apprend ainsi de Philippe Trimaille que seront menées « des expérimentations à moyen terme, de mi-juin à mi-août, toujours en concertation avec les habitants. » (sic) ! Force est de constater que l’adjoint à la voirie et Jean Rottner sont incapables de prononcer une seule fois le véritable nom du dispositif : aménagements cyclables provisoires ou transitoires. Pire, on nous vend des aménagements pour l’été… c’est-à-dire potentiellement après le second tour des élections municipales, telles que les choses semblent se dessiner. Il s’agit là d’une communication électorale, déroulée sans gêne. Pour rappel, l’article L.52-4 du code électoral précise que « les dépenses électorales sont les dépenses effectuées en vue de l’élection municipale pendant les 6 mois qui précèdent par le candidat ou pour son compte ».  Ce type de communication se doit d’être financé par la liste « Mulhouse en grand » et non pas par la ville de Mulhouse.

Sur le fond, là aussi, la confusion est totale : là où nous réclamions des aménagements provisoires avec des marquages au sol et l’utilisation du matériel réglementaire de signalisation de chantiers, facilement et rapidement déployés dès le 11 mai, pour des raisons de santé publique et de distanciation physique évidentes, les élus aux manettes tiennent un propos vague, faisant plutôt allusion à des aménagements lourds et pérennes. Donc des dépenses non négligeables à engager.

A Strasbourg, par exemple, on prend davantage de précautions, en évoquant des aménagements qui doivent durer le temps de la crise sanitaire et qui pourraient devenir pérennes, selon les choix de la prochaine municipalité.

Nous relevons au passage que Madame Lutz, qui dans une tribune pousse pour la tenue du second tour des élections municipales fin juin, se plaint que « Chaque nouvelle action, communication, nous est reprochée par des opposants. » ! Nous devrions donc laisser se dérouler l’omniprésence médiatique du ticket candidat même quand il est question de projets qui engagent la ville et ses habitant.e.s pour les mois et les années à venir ?

A Mulhouse, après 6 ans d’inaction ou presque en matière de politique cyclable, la séance de rattrapage relève, disons-le tout net, de l’improvisation totale.

Trop de communication tue la communication !