Le Premier ministre et le ministre de l’intérieur ont annoncé vendredi la date de la tenue du second tour des élections municipales 2020. Il s’agira, sous réserve d’une évaluation sanitaire favorable quinze jours ou trois semaines avant, du 28 juin. Nous en prenons acte.

Les cinq semaines qui viennent seront décisives pour ralentir la circulation du virus. Les mesures qui seront prises devront être assorties de précautions toutes particulières, de décisions cohérentes. Comment comprendre que les centres commerciaux puissent rouvrir quand dans le même temps les parcs et jardins demeurent clos, favorisant ainsi les regroupements non souhaités… Dans cette affaire, il importe plus que jamais de ne pas confondre vitesse et précipitation. La santé de toutes et tous, et en particulier la non saturation de nos personnels de santé et de nos hôpitaux doivent constituer notre unique boussole.

Démocratiquement parlant, nous avons pleinement conscience du caractère inédit et tronqué du scrutin du 15 mars. Le report à l’automne, avec les deux tours à réorganiser cette fois-ci, aurait pu constituer une alternative. Mais rien ne garantit une moindre circulation du virus à cette échéance et la durée accrue de la campagne, avec deux tours, complique aussi les choses. En revanche, le motif invoqué par le gouvernement – l’impossibilité d’interrompre les débats parlementaires sur le budget – semble bien léger.

Il nous faut nous remobiliser, prudemment et différemment !

Pour prendre soin des habitant.e.s et de Mulhouse, pour prendre soin de l’avenir, pour engager une politique de long terme, pour appliquer un projet de rupture et de progrès, pour décliner concrètement le slogan « plus jamais ça », pour Mulhouse « renaiSens », pour l’émancipation de notre jeunesse, pour toutes ces raisons et pour bien d’autres encore, nous mettrons tout en oeuvre pour la victoire des écologistes et de la gauche dans notre ville.

Surtout, nous aurons à coeur de nous attaquer résolument et collectivement aux racines des problèmes. Plus que des gestionnaires de crise, ce dont notre ville a grand besoin c’est de prévenir plutôt que de guérir, c’est d’aider plutôt que de sauver, c’est d’anticiper plutôt que de réparer. Nous avons la « boîte à outils ». Nous devons être dignes de la confiance placée en nous, nous faisons de la politique avec le coeur.

Les gestes barrières seront appliqués, y compris face aux politiques rétrogrades.

Nous sommes prêt.e.s, j’y suis prêt.

Loïc Minery, tête de liste de Mulhouse Cause Commune – 24 mai 2020