Le constat est là, il n’y a que les inconséquents qui nous gouvernent qui ne voient rien : la crise sociale consécutive à l’arrêt d’activités, au chômage partiel ou total, et donc aux loyers non suspendus, aux frais alimentaires des enfants sans cantine,… tout cela pèse lourd.

Source : Le Monde

Sans parler du traumatisme de l’isolement pour nombre de Muhousien.ne.s, qu’elles/ils soient étudiant.e.s, actif-ve.s, retraité.e.s précaires… Et sans oublier nos sans-abris, temporairement abrité.e.s, nos réfugié.e.s…

Pourtant devant l’évidence d’un délitement des liens sociaux et d’une solidarité d’urgence, souvent assumée par des acteurs associatifs bien éprouvés, les oboles gouvernementales pour les bénéficiaires du RSA ne suffiront pas. Et l’annonce de la baisse de la prise en charge du chômage partiel par l’Etat à compter du 1er juin sonne le glas d’un filet de protection non négligeable… . Au même moment le ministre de l’économie balaie la perspective d’un retour de l’ISF. Il ne faudrait pas que le monde d’après soit trop en rupture avec celui d’avant, au risque d’effaroucher tous les néolibéraux et autres grands fortunés.

A Mulhouse, ce n’est pas mieux. Tout se passe comme si la détresse sociale n’existait pas ou presque :
– Gratuité, même temporaire, des transports en commun ? Mais vous n’y pensez pas…
– Gel des loyers pour les HLM sur la période du confinement ? Allons donc, êtres inconscient.e.s…
– Revenu minimum social garanti ? C’est quoi ce machin… ? Et en plus on n’a pas de Centre communal d’action sociale… 

Je pourrais multiplier les exemples. Cela témoigne d’un formidable impensé, d’un angle mort de la politique mulhousienne actuelle, soucieuse « d’attractivité » plus que de solidarité…

La population paie le prix fort et l’absence d’amortisseurs sociaux risque, sur la durée, de précipiter notre ville dans de graves difficultés.
Nous voulons éviter ça et, arrivés aux responsabilités, nous ferons tout pour. Aujourd’hui, le veulent-ils vraiment ?

Mulhouse Cause Commune – le 15 mai 2020